End Of Mortal Life nous parle de ses futurs projets

On en remet une couche ! Après vous avoir proposé une interview d’O.N.L, c’est au tour de Miguel, a.k.a End Of Mortal Life, de se livrer à notre équipe. Résolument inspiré par les sonorités wave issues des années 90, End Of Mortal Life est un artiste aux multiples facettes. Tantôt derrière les platines, tantôt derrière ses machines, Miguel parvient toujours à transporter le public dans son univers en installant une atmosphère sombre à souhait, digne d’une messe noire.


Peux-tu te présenter et présenter ton projet, End Of Mortal Life, pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Dans la vie de tous les jours, je suis Miguel et j’étudie la Médiation Culturelle Musique et Danse à Paris. Je pratique la musique électronique depuis 2015. J’ai commencé dans les bars et petites soirées chez des potes. Avec mes potes de l’époque j’étais amené à traîner dans des soirées rock garage, qui ne m’ont pas forcément influencées pour ce que je fais aujourd’hui, mais ça m’a amené vers d’autres horizons, notamment le post-punk de manière générale et vers la synthwave plus précisément. J’ai commencé par la techno industrielle, qui est maintenant trop extrême pour moi. Avec un pote on parlait justement de mon évolution musicale, et il m’a évoqué le mot “virage”, je pense que c’est tout à fait ça, j’ai pris un virage vers les choses qui m’intéressent d’avantage. J’ai aussi besoin de chanter maintenant, mettre des mots sur de la musique, comme le font Dopplereffekt ou Miss Kittin et The Hacker par exemple.


Tu nous parle de ton projet solo End Of Mortal Life, mais en parallèle tu as aussi d’autres projets, où tu collabores avec d’autres artistes, notamment Katrina 2.5 avec Animal Holocaust, et Massive Depression Disorder avec Blurred Boy. Où se situent ces projets par rapport à End Of Mortal Life ? Sont-ils toujours d’actualité ?

Ils sont, bien sûr, encore d’actualité mais c’est vrai que ça prend du temps. Blurred Boy habite à Rennes et Animal Holocaust à Lille. La distance freine un peu l’avancement de ces projets, mais heureusement internet existe et nous permet de travailler à distance, ou même simplement de faire exister nos projets respectifs. Ces “sides projects” représentent pour moi nos amitiés, on travail un son différent avec chacun. End of Mortal Life dans tout ça c’est mon projet principal pour lequel je vais être amené à beaucoup m’amuser et faire un son qui me ressemble de plus en plus. Disons que je m’affine avec le temps.

Bosser ensemble ça nous aide aussi à repousser nos limites, à travailler des sonorités que nous n’avons pas l’habitude de manipuler. Ça nous exerce dans le design sonore mais surtout dans l’ouverture d’esprit.

C’est un vrai défi de bosser avec quelqu’un, ce n’est pas comme faire un B2B, ça va plus loin, c’est plus intime.


Tu as également un autre projet solitaire intitulé Knife Bates. On remarque une vraie évolution dans ce que tu créés avec End Of Mortal Life. Tu as commencé avec une techno industrielle de haut vol pour maintenant te diriger vers des sonorités plutôt post-punk et wave, qui correspondent beaucoup plus à ton alias Knife Bates. Est-ce qu’à terme tu souhaites fusionner tes deux projets, ou est-ce que Knife Bates reste un projet parallèle à End Of Mortal Life ?

Knife Bates n’est pas vraiment un projet parallèle, c’est de la pure schizophrénie, qui relève d’un questionnement identitaire que j’ai pu avoir par le passé.

Je sors prochainement un EP sur le label Intervision, qui devait initialement être publié sous l’alias Knife Bates. J’ai finalement décidé d’abandonner pour l’instant, afin d’éviter de trop me disperser.

Je ne sais pas encore si je vais fusionner les deux projets, mais je pense que finalement c’est déjà fait à partir du moment où j’ai commencé à chanter sur End Of Mortal Life.

Je ne savais pas où je voulais en venir avec End Of Mortal Life au moment où j’ai créé Knife Bates, et j’ai surtout eu un gros ras le bol pour la techno il y’a quelques mois.


Tu as fait tes premières armes à Rennes, d’où tu es originaire. Maintenant que tu te produis un peu partout, et que tu as suffisamment de recule sur les différents lieux dans lesquels tu as été amené à jouer, que penses-tu de l’offre événementielle Rennaise ? A t-elle des choses à envier à ce que l’on peut retrouver sur Paris par exemple ?

Oui effectivement, j’ai grandi à Rennes, j’y suis même né. Je pense que c’est un bon tremplin musical sur pas mal de plans et dans pas mal de styles. Il y a une identité assez puissante à Rennes, on aime bien la musique engagée. Très franchement, je ne pourrais pas comparer Rennes avec Paris, je ne sais pas vraiment comment ça marche dans la capitale, et puis c’est proportionnel à la taille de la ville. Avoir 15 clubs différents proposant de la musique électronique à Rennes n’aurait de toute façon pas grand intérêt. C’est bien dans un sens qu’il n’y ai que quelques lieux, ça pousse à regarder ce que les autres font et à programmer les artistes qui donnent le plus de sens à ta direction artistique.


Tu as notamment eu l’occasion de te produire en live et en DJ set. Est-ce que tu as tes préférences ? Ou est-ce que tu éprouves le même plaisir à jouer dans les deux “camps” ?

J’aime bien les deux, disons que je suis sans doute meilleur DJ que “Liver”. C’est un plaisir différent, le live représente le résultat d’un travail de longue date. Étant étudiant ça me fait un peu penser à un exposé, tu travailles et tu observes les résultats de tes propres “mots” sur un public.

Après je ne cherche pas forcément à conceptualiser le live, sachant qu’on le présente quand même dans un lieu où on est sensé faire la fête.

Il y a un délire assez égocentrique dans le live qu’on ne retrouvera pas forcément dans le DJ set. Ça va être “moi” et que “moi” pendant une heure, voici ce que j’ai à vous dire, tandis que dans le DJ set j’aurais plus tendance à faire écouter les sons qui me plaisent pour faire la fête.


On constate que tu tires ton inspiration de tout plein de choses différentes, auxquelles tu donnes une certaine cohérence finale, en les synthétisant à travers ce que tu produis. Si tu devais nous donner ton Top 3 des choses qui t’inspirent le plus, quelles seraient-elles ?

C’est exactement ça, je cherche à hybrider tout ce que j’aime et ressens.
C’est toujours très complexe de faire un Top 3. J’aime globalement la plus grande partie du paysage sonore indépendant des années 80-90. Inutile de dire que j’aime Joy Division ou New Order par exemple. Étonnamment j’aime aussi beaucoup le rap, surtout Français, j’en écoute depuis toujours.
Si je devais donner mon Top 3 des artistes qui m’inspirent le plus, je dirais :
  • Dopplereffekt

  • Joy Division

  • Cortex (le groupe de Jazz, bien entendu ahah)


Maintenant que l’on en sait un peu plus sur toi, quelles sont tes prochaines actualités ? Tu nous parlais d’un nouvel EP, peux-tu nous en dire plus ?
En effet, comme dis précédemment, je sors prochainement mon premier EP, intitulé “Cette Fille“. Il sortira sur le label Intervision (label de DJ Varsovie, Paulie Jan, BLNDR et Panzer). Il en aura fallu du temps, mais ça y est, j’ai envoyé les fichiers, je ne peux plus faire marche arrière. Je vais aussi sortir des tracks sur des “various”, notamment sur le label de mon pote Pierre, “Round“, et sur le label d’un autre pote, Maxime, ça s’appelle “Askorn“, définitivement à suivre.

Pour tous.tes les curieux.ses désireux.ses de mettre des sons sur ces mots, où est-ce que l’on peut te retrouver prochainement ?
Ma prochaine date c’est le 31 décembre à Bordeaux, avec Demain Kollectiv et mon ancienne agence, Steer. J’y jouerai mon tout nouveau live. Pour ceux qui ont eu la chance de me voir en live en juin dernier, ça ne sera pas la même chose. Comme pour ma musique j’ai mûri et comprend mieux mes machines, je les maîtrise plus, je suis plus à l’aise, ça n’aura plus rien à voir !

Quelques mots pour la fin ? Tu as carte blanche !
Merci à toutes les personnes qui me suivent de près ou de loin ainsi qu’à mes potes pour leur soutien constant. Et si je pouvais donner un bon conseil aux futurs artistes : arrêtez d’être dans le doute et foncez dans le tas !

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